Quand tu veux, Où tu veux, Comme tu veux.

Quand tu veux, Où tu veux, Comme tu veux.
(Tout d'abord je tiens à dire que tout ceci n'est que fiction et qu'il ne faut pas l'assimiler avec la vie réelle celle que nous affrontons tous les jours en nous levant le matin. Par ailleurs, si vous avez des questions ou des suggestions cette article et preuneur de tous commentaires et j'y répondrais avec plaisir.)


Quand tu veux,
Où tu veux,
Comme tu veux.



Prologue :

Deux âmes se connaissant depuis des générations en l'ignorant totalement. Deux êtres. Un passé et un futur communs. Ethan & Eva.

# Posté le dimanche 16 décembre 2007 10:10

Chapitre 1 : Etrange sensation



___Je sentais sous mes pieds le sol défiler à une vitesse impressionnante, à ma droite un mur froid et noir, recouvert de torches brandissant leurs jets de flammes, sondait le moindre de mes gestes. Est-ce que je marchais ? Est-ce que je courrais ? Je n'en savais strictement rien. J'avais perdu le contrôle de mon corps. Je voyais mes membres bouger dans des mouvements fluides et gracieux mais je ne m'y reconnaissais pas. Je fuyais. Quoi ? Je n'en savais rien, quelque chose sûrement ... ou quelqu'un. Au fur et à mesure que j'avançais un sentiment d'anxiété s'accapara de mon être provoquant une certaine panique en mon fort intérieur. Une porte se dessina sous mes yeux et étrangement elle me fut famillière, comme si j'avais déjà eu à la franchir mais cela n'augurait rien qui vaille. Je ne pû me contrôler et ma main se tendit pour effleurer du bout des doigts la poignet froide en acier grisaillé. Tout d'un coup, comme si mon geste l'avait déclenché, la planche en bois de chêne disparut laissant place à une foule sans visages. Habillés avec des vêtements, datant d'une époque révolue, ils brandissaient fourches et pelles en l'air regardant avec haine un amat de bois où une jeune fille hurlait à la mort. Sa voix aïgue, implorant ceux qui voudraient la croire de son innocence, résonnait en échos dans la vallée qui entourait cette abération. Je crû voir dans cette assemblée un jeune homme la tête baissée qui ne hurlait pas comme le reste du cortège la haine qui leur déchirait le coeur, non au contraire il avait l'air accablé et triste. Tout d'un coup les images se mirent à se bousculer les une aux autres. Un discours interminable prêchant la religion contre la magie noire, une croix, des cris, des flammes, une sensation de brûlure et ... des pleures.
En sursaut je me réveillai essuyant les gouttes de sueur qui dégoulinaient le long de mon front me piquant les yeux. Tout ceci m'avait l'air si réel, si famillier. Avec une certaine appréhension je fis un tour périphérique de ma chambre, mais rien ne m'avait l'air comparable à ce que je venais de voir. Une légère lumière bleutée passait à travers mes rideaux venant s'écraser sur mon bureau faisant briller le cadre d'une de mes photos où on m'y voyait petite avec ma mère entrain de rire aux éclats. Un faible sourire me traversa le visage me rendant nostalgique de cette période. Maintenant qu'elle n'était plus là c'était ma grand-mère qui vivait seule qui s'occupait de moi. A la base je devais partir habiter avec mon père mais celui-ci était parti s'installer en Espagne pour son travail ce qui n'était en aucun cas quelque chose d'avantageux pour mes études. Il s'était alors décidé que je viendrais vivre avec ma grand-mère, appellée Mamine, de mon côté maternelle. Celle-ci s'était fait une joie de me recevoir et avait tout organiser. J'avais ma chambre personnelle, avec une salle de bain ainsi qu'un ordinateur, non des plus récents je dois dire mais l'intention y était et cela m'avait énormément touché quand je l'avais découvert en arrivant dissimulé sous une couverture à fleur des plus rétro. Elle ne cachait pas le sentiment de bonheur qu'elle avait à m'avoir avec elle à présent. Etant petite je ne la voyais que pour les fêtes et même si perdre sa fille d'un cancer du sein l'avait ébranlé pouvoir m'élever et m'aider à avancer dans les traces de ma mère lui provoquaient toutes les joies du monde.
Je pris avec précaution le sweat en éponge que j'avais balancé la veille en me couchant sur ma chaise de bureau et descendis en direction de la cuisine. La petite maison de campagne où nous résidions toutes les deux baignait dans un silence des plus mortuaire ce qui y eu le don de provoquer un léger frisson le long de mon échine. Sans m'attarder plus longuement dans les escaliers je me rendis dans la cuisine où je me servis un verre de jus d'orange. En trainant un peu des pieds je fis le tour de la table pour au final m'affaler sur une chaise en laissant ma tête tomber sur mes bras croisés le long de la table couleur chêne comme la porte de mon rêve. Sans plus attendre les images que j'avais vu quelques minutes plus tôt me revinrent en mémoire me rendant quelque peu amère. Si cela signifiait quelque chose, ça ne présageait rien de bon pour ma personne. Je ne m'attardai pas plus sur ces sombres paroles et me dirigeai vers l'évier pour déposer mon verre vide quand soudain une lumière aveuglante traversa la petite vitre de la cuisine me forçant à protéger mes yeux de mes deux mains ce qui provoqua un bruit de verre casser dans toute la maison.
<<Et merde ...soufflais-je>>
Je tendis l'oreille pour voir si je n'avais pas réveillé Mamine qui dormait profondément mais un simple grognement me parvint de l'étage laissant mon coeur reprendre un rythme de course à peu près normal. Sur la pointe des pieds je me dirigeai vers la porte d'entrée l'entrebaillant légèrement pour observer la source de tout ce vacarme. Ce que je vis me coupa le souffle. Un camion de déménagement aussi long qu'une limousine grand luxe se trouvait sur le côté de la route adjacent au mien. Des hommes larges comme des gorilles descendaient un à un des meubles aussi beaux les un que les autres, et une femme d'une finesse affolante un calpin à la main notait avec frénésie de petits mots en observant le travail qu'accomplissaient ces hommes à la carrure imposante. Je ne pu observer autre chose qu'une voiture de course vint se garer derrière le camion révoquant mon attention. Un homme d'une quarantaine d'année en sortit et se posta à côté de la femme lui déposant d'un geste bref mais doux un léger baiser sur le front. Sans que je puisse en voir plus un jeune homme aussi beau qu'un Appollon de l'époque grèco-romaine descendit à son tour et s'adossa d'un air négligeant sur la carosserie. Il regarda les alentours avec un air appréciateur et je crû qu'un instant, aussi court qu'une seconde, ses yeux avaient croisé les miens mais le temps que je secoue la tête celui-ci parlait avec la jeune femme un sourire formé sur ses lèvres. Je refermai la porte en essayant de canaliser le rythme de ma respiration et jettai un coup d'oeil à l'horloge digitale qui était sur le four. Celle-ci affichait six heure, il était six heure du matin et des gens à l'allure de dieux emménageaient en face de chez moi. Je devais encore être dans ce drôle de rêve ça n'était pas possible. Petit à petit un élan de fatigue m'envahit et je n'eu la force de monter dans ma chambre me recoucher. Je pris la direction du salon ou je m'allongeais sur le canapé me blottissant d'un air songeur au creu des coussins.
<<Eva, ceci n'est qu'un rêve, tu vas te réveiller et tu seras dans ta chambre avec une mine de zombie à faire peur.>>
Je me répétai ceci en boucle jusqu'à ce que petit à petit un brouillard des plus épais brouille mon champ de vision et un trou noir vint remplacer mes paroles.

# Posté le dimanche 16 décembre 2007 10:13

Modifié le mercredi 02 janvier 2008 11:33

Chapitre 2 :Stupeur et Appréhension



___Un oeil, puis deux, des courbattures dans tout le corps, une odeur d'oeuf avec du bacon et enfin une clarté se diffusant dans toute la pièce. Nous étions le matin. Je m'assis en faisant attention de ne pas me brusquer pour provoquer un énième vertige et me frottai les yeux en regardant autour de moi. Les fauteilles n'avaient pas bougé et j'avais l'impression d'éveiller d'une dimension parallèle à mon monde. Un cris surgit de la cuisine me rappellant que Mamine était debout.
<<Eva ?! Tu es réveillée chaton ?!
- Oui Oui j'arrive ... soufflai-je en relevant quelques mèches qui s'étaient fixées sur mon front.>>
Je choppai mon peignoir qui tronait sur une chaise à côté et me dirigeai d'un pas endormit vers l'odeur de bacon grillé. Une assiette m'attendait ainsi qu'un verre de jus d'orange que j'engloutis d'une traite.
<<Chaton, il parait que de nouveaux voisins se sont installés ! Les ragots vont de bon train au centre ville. En plein milieu de la nuit ils ont fait un vacarme des plus assourdissant !
- Vraiment ?>>
Sur ce coup là j'avais préféré jouer la niaise, ma grand-mère s'inquiétait assez pour moi et ma santé mentale, lui dire que je faisais des insomnies accompagnées de rêves étranges n'était sûrement pas la meilleure solution surtout que cela la convaincrait encore plus de m'envoyer chez un psy comme elle voulait le faire lors de mon arrivée à New-York.
<<J'ai même entendu dire qu'ils avaient un fils ...>>
Elle me jetta un coup d'oeil innocent avant de moudre son café. Elle ne put voir le regard noir et remplit d'éclaire que je lui jettai ce qui était sûrement mieux.
<<Bien entendu, comme tous bons citoyens d'Amérique, nous nous devons d'aller les saluer avec un panier de muffines !>>
Le verre de jus d'orange que je venai d'entamer me revint par le nez giclant sur toute la table provoquant une gêne des plus inssuportable.
<<Qu ... Quoi ? Vous faites ça ici ? C'est une blague Mamine hein ?
- Biensûr que non ! Je me souviens qu'une fois avec ta maman ...
- Mamine ...
- Bien bien ... Mais nous nous devons d'y aller !>>
Pour simple réponse elle eu le droit à un grognement matinale qui pour elle signifiait la fin du débat. Elle me resservit un oeuf au bacon et je la grattifiai d'un simple hochement de tête avant de replonger dans ma rêverie. Tout ce que j'avais fait n'était pas un rêve. Des sensations étranges me parcouraient le ventre et je n'y fis guère attention songeant plus à la faim que ressentait mon ventre qu'à autre chose.
Après avoir finit de déjeuner je me levai en courrant jusque dans ma chambre pour mettre la musique à un volume raisonnable et en profiter pour me préparer pour la journée. Je sortis de mon armoir un slim en jean's ainsi qu'un haut noir col danseuse avec une simple paire de boucles d'oreilles pour rendre ma tenue un peu moins sobre. Après mettre fait un brin de toilette j'enfilai le tout et me vautrai sur mon lit en réfléchissant à ce que je pourrais faire de mon dimanche. Pas de devoirs, vu que j'avais tout bouclé la veille, Alex et Aurore les seuls amis que je m'étais fait étaient partis en randonnée et Mamine était bien trop fatiguée pour avoir envie d'aller vers New-York pour faire quelques courses. Avec une once de découragement je descendis les escaliers et y trouvis Mamine entrain d'enfiler son manteau de laine.
<<Où vas tu ? lui demandai-je en m'assayant sur les marches.
- Voir les nouveaux voisins.
- Tu n'as pas de muffines.
- J'ai fait un cake à la place modifions un peu les traditions chaton ! Je comptais t'appeller pour que tu m'accompagnes. Enfiles ton manteau et tes chaussures et on y va. Eva, enfiles ce manteau tout de suite.>>
Je lui jettai le troisième regard noir de la journée et mis ma veste et enfilai mes ballerines pour lui emboiter le pas. On aurait dit une gamine de trois ans qui partait avec sa mère faire des courses au super marché du coin pour la première fois de sa vie, sauf que là les rôles étaient totalement et immaturément inversés. Ma grand-mère m'impressionait des fois par la jeunesse mentale qu'elle gardait. Je souris intérieurement mais le réfutai physiquement. Nous nous postâmes devant la maison des nouveaux venus et Mamine sonna et j'aurai presque parié qu'elle sautillait sur place.
La jeune femme à la maigreur surprenante ouvrit la porte et nous fit signe d'avancer. Nous traverssâmes la pelouse déjà verte ce qui m'étonna et nous la rejoignîmes devant la porte d'entrée en roches sculptées.
<<Je peux vous aider ?>>
Sa voix était extrêment calme et des plus maternelle, j'avais l'impression d'entendre ma mère ce qui me provoqua un léger pincement au coeur. Avec un doux sourire après que Mamine lui ait expliqué le but de notre visite elle nous fit signe d'entrer.
<<Poser vos manteaux sur la chaise, je vais aller préparer du thé si vous le permettez.>>
Ma grand-mère lui fit un hochement de tête positif et je vis dans ses yeux des millions d'étoiles s'allumer.
<<T'as vu la grandeur du hall chaton ?
- Oui Mamine oui ...>>
Moi même j'étais émerveillée et je ne pu retenir un cris de surprise quand nous passâmes ensemble dans le salon. De grandes baies vitrées encadraient cette pièce à la hauteur des plus prestigieuse, un vague canapé en cuir noir tronait au milieu du salon entouré de carton et d'une modèste table basse en verre. Je laissai Mamine à sa contemplation pour retourner dans l'entrée chercher mon portable qui était restée dans ma poche intérieur.
<<Un appel peut-être ?>>
La voix qui venait de retentir me fit sursauter et je vis le jeune homme de cette nuit accouder à la rembarde de l'escalier.
<<Excuses-moi, je suis malpolie. Je m'appelle Ethan.>>
Un faible sourire extrêment craquant était apparu sur son visage me laissant comme deux flancs. Mon coeur battait la chamade et j'avais l'impression que ces battements assourdissant faisaient un vacarme de plus gênant se répercutant sur les murs du hall blanc cassé des voisins.
<<Je euh ... bafouillai-je
- Eva n'est-ce pas ?
- Co ... Comment le sais-tu ?>>

# Posté le mercredi 02 janvier 2008 11:30